Pour les supports physiques
Le streaming est un accès ; un disque est une possession. Un manifeste pour le droit de garder les films que nous aimons — en VHS,…
Sans images de synthèse, 2001 a construit l’espace avec une centrifugeuse rotative, la projection frontale et la patience d’un horloger. Dans les coulisses d’une référence toujours debout.
Comment filmer l’apesanteur une décennie avant l’ordinateur ? Kubrick a répondu par l’ingénierie : une centrifugeuse gigantesque qui tournait tout entière tandis que l’acteur marchait sur place, des caméras boulonnées à la structure, le monde tournant autour de la scène.
Pour l’aube de l’humanité, pas de décor naturel : une projection frontale de photographies africaines sur un écran réfléchissant, technique poussée à sa limite pour placer des australopithèques de studio sous un vrai ciel. L’illusion reste parfaite en 4K — et elle est entièrement optique.
Le voyage final est né de la technique du slit-scan perfectionnée par Douglas Trumbull : une fente de lumière photographiée en très longues expositions, image par image, nuit après nuit. La psychédélie la plus imitée du cinéma est, à la source, de l’artisanat photographique.
Le seul Oscar compétitif de Kubrick est venu précisément pour les effets visuels de 2001. Un demi-siècle plus tard, la référence tient toujours : aucun pixel ne vieillit aussi bien qu’un bon trucage exécuté devant la caméra.
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Numériser le négatif original en haute résolution n’est pas un luxe de vidéophile : c’est la chance de voir des films de 50 ou 80…